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Comment choisir son trépied ?

Comment choisir son trépied ?

Dans cet article, je vais vous aider à choisir un trépied pour vos photos d’animaux. Vous allez voir que les besoins sont très différents si vous souhaitez photographier des insectes en macro ou des animaux à longue distance. Pour éviter d’être courbé pour faire vos photos sur trépied, il est important que l’appareil soit à hauteur des yeux. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de prendre un trépied suffisamment grand pour qu’il vous arrive à hauteur de l’épaule. Une fois équipé de l’appareil il sera à hauteur des yeux. Pour faire des photos de macro, le critère le plus important est sans doute d’avoir un trépied qui permette de prendre des photos près du sol ce qui correspond à un trépied avec une hauteur minimale basse qui s’obtient selon trois techniques :

  • Des jambes avec un angle très ouvert : c’est très pratique et cela permet de gagner en stabilité car en se rapprochant du sol il y a moins de prises au vent.
  • Une colonne centrale qui pivote mais il y a un risque de perdre en stabilité. En revanche, cela permet de varier très rapidement les cadrages.
  • Une colonne centrale inversable : c’est long à mettre en place et l’appareil se retrouve la tête en bas. C’est un système polyvalent qui peut être utile aux gens qui désirent prendre des photos aussi bien à bonne hauteur que près du sol.

Vous l’avez compris, les jambes qui peuvent se déplier à un angle très ouvert est la méthode la plus au point pour faire de la macro puisqu’elle allie légèreté, compacité et stabilité. Un autre critère de choix important si ce n’est le plus important est la charge maximale acceptable. Je vous conseille d’additionner le poids de votre appareil et de votre objectif le plus lourd puis d’acheter un trépied qui puisse supporter le double de ce poids. Cela vous assurera une bonne stabilité et quand vous achèterez un objectif plus lourd dans le futur cela ne vous obligera pas à changer de trépied. Concernant les matériaux, en éliminant le plastique très instable et pas résistant, il nous reste l’aluminium et la fibre de carbone :

  • L’aluminium est un matériau solide à un coût modéré et qui offre une bonne stabilité. Il n’est pas rare de tomber sur des alliages d’aluminium comme le magnalium (magnésium + aluminium) ce qui est globalement la même chose.
  • La fibre de carbone c’est le matériau de trépied par excellence : il sera plus léger à stabilité égale. En plus, il est légèrement plus durable que l’aluminium. Bon en contrepartie bien sûr il y a le prix qui peut aller jusqu’au double de celui d’un trépied en alu. Même chose qu’avec l’aluminium vous pouvez trouver des alliages de fibre de carbone.

Acheter un trépied en fibre de carbone ne se justifie par forcément vu le prix. D’autant plus qu’un trépied en alu fera amplement l’affaire mais si vous avez le budget allez-y, faîtes-vous plaisir. Il y a un autre critère important qui est celui du système de blocage des pieds, car oui il est indispensable d’avoir des pieds rétractables qui vous permettent un gain de place énorme. Il en existe deux :

  • Les clapets : il suffit d’appuyer dessus pour bloquer ou débloquer le pied. C’est facile et rapide mais le trépied risque de moins tenir dans la durée.
  • Les vis : il faut visser ou dévisser pour bloquer ou débloquer la longueur du pied. C’est plus long à faire mais c’est aussi plus fiable dans la durée que les clapets.

Il est aussi super important de prendre un trépied avec les jambes indépendantes ce qui vous permettra d’avoir une jambe plus longue que les autres. Cela peut se révéler très utile dans certaines conditions.

Maintenant que vous avez votre trépied il ne vous reste plus qu’à vous équiper d’une rotule. C’est ce qui fait le lien entre l’appareil et le trépied. Il en existe que deux que vous pouvez envisager d’acheter pour faire de la macro car elles permettent de changer l’inclinaison de l’appareil :

  • La rotule 3D : elle permet de changer l’orientation de votre appareil selon 3 vis : une pour chaque dimension. Cela permet de régler l’inclinaison de l’appareil au millimètre mais ce n’est pas rapide du tout. C’est donc une rotule plus adaptée à la photo de paysage qu’à la photographie animalière où quelques secondes peuvent faire la différence.
  • La rotule balle : l’appareil est relié à une boule qui pivote dans toutes les dimensions. Une fois l’appareil dans la bonne position, il suffit de serrer une vis pour immobiliser la balle et du coup l’appareil. C’est assez rapide à régler et c’est un avantage indéniable pour faire de la photographie d’animaux. Il existe d’autres rotules qui sont des déclinaisons de la rotule balle comme la rotule pistolet. C’est une rotule balle classique sauf pour le système de blocage de la boule qui se fait non pas avec une vis mais avec une gâchette.

Quelle que soit la rotule que vous choisissez, vérifiez qu’un plateau de fixation rapide est fourni. C’est un accessoire indispensable qui évite de visser l’appareil photo sur la rotule à chaque fois. Avec cette attache rapide, vous gagnez en temps et en praticité !

 

Pour la macrophotographie, la mise au point est souvent très difficile à faire car la profondeur de champ est très réduite. La bonne méthode consiste à passer en mise au point manuelle puis d’avancer ou de reculer doucement du sujet jusqu’à obtenir une bonne netteté d’image. Le réglage de mise au point à l’aide de la bague de l’objectif est une mauvaise idée car cela manque crucialement de praticité. Pour vous aider dans cette démarche il existe un accessoire, le rail de mise au point ou rail micrométrique. Il permet, grâce à des molettes, de déplacer l’appareil de gauche à droite et d’avant en arrière avec une parfaite précision.

Pour la photographie d’animaux, si vous pratiquez l’approche (vous approchez les animaux doucement) vous devez être très mobile et vous équipez d’un trépied encombrant et lourd n’est pas forcément une bonne idée. Dans ce cas, prendre un trépied monopode est justifié puisqu’il permettra une bonne stabilité tout en offrant un encombrement limité. Je vais vous parler de deux monopodes que j’ai sélectionnés avant tout pour la grande différence entre leur hauteur minimale et maximale. Ceci permet d’avoir un trépied polyvalent qui peut servir aussi bien pour faire des macrophotographies proche du sol que pour faire des photos debout, sans être courbé sur son appareil.

  • Monopode Manfrotto Element
  • Hauteur min : 40,8 cm
  • Hauteur max : 150 cm
  • Charge max acceptable : 15 kg
  • Nombre de sections : 5
  • Matériau : aluminium
  • Blocage rotatif des sections
  • Prix : 50 €
  • Monopode Sirui P-306
  • Hauteur min : 39,2 cm
  • Hauteur max : 155 cm
  • Charge max acceptable : 8 kg
  • Nombre de sections : 6
  • Matériau : aluminium
  • Blocage rotatif des sections
  • Prix : 64 €

Pour ma part, après avoir longuement hésité j’ai opté pour le monopode de chez Manfrotto. C’est une marque très fiable et reconnue depuis longtemps pour la qualité de ses trépieds. La différence entre la hauteur minimale et maximale est moins grande que chez le monopode de Sirui mais c’est surtout la technologie Twist Lock qui m’a convaincu puisqu’elle permet de régler très rapidement la longueur des sections. En effet, chez Sirui le blocage des sections nécessite plus qu’un quart de tour ce qui prend davantage de temps, d’autant plus qu’il comporte une section de plus que son concurrent. Et en photographie animalière, qui dit perte de temps dit risque de louper le moment idéal pour déclencher. Quant à la charge maximale, je possède un hybride donc ce n’est pas un critère déterminant. En bonus, le modèle de chez Manfrotto coûte 14 € de moins.

Il existe des rotules spéciales monopodes. Vu que le monopode permet déjà d’orienter l’appareil sur la gauche ou la droite, la rotule s’occupe uniquement de régler le cadrage sur l’axe vertical. En plus, vous avez la possibilité de photographier à l’horizontal ou à la verticale.

 

C’est maintenant à vous de reprendre les différents critères de cet article (la hauteur maximale, la hauteur minimale, la charge maximale acceptable, le matériau, le système de blocage des pieds, la rotule, …) pour faire votre choix. Sachez qu’il existe des options supplémentaires que je n’ai pas détaillées dans l’article car elles relèvent plus du confort d’utilisation : le niveau à bulle sur la rotule, le crochet de lestage, les pointes rétractables sur les pieds qui permettent d’adhérer à différents sols ou l’option monopode qui permet d’utiliser le trépied sur une jambe au lieu de trois.